Un petit parfum d’été

Ah, voici l’été qui pointe le bout de son nez. Voici qui retentit au loin l’appel des terrasses parisiennes, des escapades en province, des voyages atlantiques, des retraites en Bretagne, des concerts en Provence, des canicules parisiennes, des théâtres d’Avignon. Ah, voici bien l’été qui pointe le bout de son nez !


Et il n’est rien de plus agréable de saisir en plein vol la saison frivole et de se mettre, pour ainsi dire, au parfum. Ainsi, pour celles et ceux à qui ne conviendraient plus la rigueur de l’hiver et ses parfums ambrés, nous avons prévu une petite sélection de nos parfums d’été…

 

1725, pour les pique-niques romantiques…

Maintenant que les allergies et les partiels sont passés, l’heure est pour certains au batifolage. L’été, on le sait, est bien propice au renouement d’amitiés anciennes et aux petits plaisirs entre amis. A ceux qui ne résistent pas à l’appel d’un pique-nique sur les versants des Buttes Chaumont, sur les quais brûlants de la Seine ou en quelque prairie de campagne, 1725 est une réponse toute faite. Fougère unisexe, sur un fond cotonneux de vanille sucrée, de coumarine poudreuse et de muscs nébuleux se déploie un cœur tout en délicatesse qu’aucune note ne domine. Équilibre de la Bergamote et de la Lavande, dont la fraîcheur allège la rondeur cuirée d’une note gourmande de Réglisse, 1725 signe et sophistique n’importe qui le porte – et se plie sans ambages aux exigences des rendez-vous, même les plus champêtres…

 

This is not a Blue Bottle 1/.2, pour les escapades entre amis…

Partir un jour, sans retour. S’imaginer déjà longer le littoral escarpé de l’Irlande sauvage ou randonner seuls au creux des vaux verdoyants des Alpes où chantent des brassées de ruisseaux. Pour la saison d’un retour à la nature, entre amis, en ermite ou en amoureux, 1/.2 s’annonce une arme salutaire – sur la blancheur transparente et aqueuses d’une base de Muscs et d’Hédione se pose un accord d’Ylang-Ylang et de Lilas. Le premier se débarrasse de ses inflexions animales et offre un profil solaire et narcotique à sentir tandis que le deuxième, uni à la fraîcheur bullée d’une tige de Muguet, adoucit de ses tons pastel une tête lumineuse de lierre hespéridé. 1/.2 vit, pétille, se modernise et s’éternise et fait durer le plaisir de jours ensoleillés qu’un vent frais, qu’il soit marin ou de forêt, balaie.

 

1969, pour profiter des heures heureuses…

Amourettes, fleurettes, champagne qui tinte dans les flûtes, sorbets qui coulent sur les doigts – musées vidés, jardins bondés, nuits étouffantes, chambres bruyantes. 1969 est la somme de ces étés où tout peut arriver. Couleurs chaudes d’un soleil brûlant les trottoirs et les rétines, un accord de pêche et de chocolat, gourmandise lactonique, rappelle le sucre des corps huilés qui bronzent sur la plage. Une touche de girofle réchauffe et arrondit la gourmandise ; elle l’épice, la rassérène alors qu’une larme de rose et de fleurs blanches lui apporte un surplus de distinction. Plaisir sophistiqué, tant régressif que distingué, avec sa cardamome croquante et son café alangui, 1969 n’est ni une gâterie, ni une sucrerie – c’est peut-être plutôt un peu des deux. Et l’on ne va pas s’en plaindre…

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